La péritonite infectieuse féline (ou PIF) est causée par un virus de la famille des coronavirus.
Les coronavirus logent dans les cellules de l’intestin et provoquent en général des diarrhées bénignes.
Il s’agit dans ce cas du virus entérique félin.
Pour des raisons encore inconnues (mais certains facteurs de stress ou une séropositivité à la leucose féline
ou au FIV sont suspectés),
certains de ces virus effectuent une mutation et se transforment en un virus à tendance très maligne et provoquant la PIF.
La PIF est une maladie extrêmement grave, spécialisée sur les chats, et probablement la première cause de mortalité chez les jeunes chats qui vivent en collectivité.
Elle touche surtout les animaux jusqu’à 18 mois et les chats vivant en communauté (refuge, élevage, exposition, etc..).
Donc les chats d’appartement vivant seuls sont moins concernés.
La maladie est incurable, et toujours mortelle.
Ses symptômes sont peu spécifiques, avec une tendance à la chronicité: légère fièvre récurrente, diminution de l’appétit et de la vivacité du chat, troubles digestifs, etc.
Plus tard, elle se présente sous deux formes :
Le diagnostic est ardu, car aucun test ne permet encore de diagnostiquer la PIF avec certitude.
Un ensemble de résultats biochimiques, de test sérologique positif (les tests décèlent la présence d’anticorps à tous les types de coronavirus, même les bénins)
et de symptômes amènent à l’hypothèse de la présence de la maladie.
En sachant que la transmission s’effectuent de façon oro-nasale et que le virus est présent dans les selles, l’urine et la salive, on peut déjà entrevoir plusieurs règles de prévention :
Si malgré tout un chat décède de la PIF, il faut savoir que le virus reste infectieux encore 2 à 3 semaines après son départ dans l’environnement, et à moins d’une désinfection, il est préférable d’attendre un mois avant de réintroduire un nouveau chat dans les lieux.
Mise à jour le :08/10/11